TRAVAILLEURS EXPÉRIMENTÉS

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6 compétences du futur à considérer pour prolonger sa carrière

Après plusieurs années sur le marché du travail, l’expérience devient un point de référence, un pilier sur lequel s’appuyer pour accomplir les tâches avec fluidité et efficacité. On développe des façons de faire, des réflexes et une connaissance fine de son métier. On peut même parler d’expertise, qui se construit avec les apprentissages et le développement de compétences. Mais, y a-t-il un moment où l’on peut se dire que l’on en sait assez? Pas vraiment. L’expérience est très précieuse et elle le devient encore plus quand elle reste en mouvement. Quand on souhaite prolonger sa carrière, peu importe la raison, il faut se montrer ouvert à l’apprentissage et au changement.  

Dans cet article, nous allons aborder les compétences du futur qui permettront au travailleur expérimenté de poursuivre sa carrière avec satisfaction et aisance.  

Faire face aux transformations du marché du travail avec les compétences du futur 

Le Référentiel québécois des compétences du futur de la Commission des partenaires du marché du travail identifie plusieurs compétences jugées importantes dans un contexte d’évolution très rapide du marché du travail, dont le numérique, la collaboration et la communication, l’adaptabilité, l’autonomie, la résolution de problèmes et le développement professionnel.  

Ces compétences ne sont pas forcément nouvelles, mais elles sont et continueront d’être particulièrement pertinentes pour tous les travailleurs, débutants comme chevronnés. Dans un contexte de prolongation de carrière, elles peuvent, par exemple, contribuer au maintien du sentiment d’efficacité, à une meilleure transmission d’expertise, à des échanges intergénérationnels plus fluides, à la mise à jour et à la consolidation des savoir-faire, etc.  

Concrètement, développer les « compétences du futur » peut aussi vouloir dire : 

  • Mieux utiliser les outils numériques de base 
  • S’adapter à de nouvelles méthodes de travail 
  • Communiquer efficacement à l’aide de différentes modalités (courriel, clavardage, téléphone, discussion en personne, tableaux collaboratifs, etc.)  
  • Apprendre à demander de l’aide sans se sentir diminué 
  • Rester curieux devant les changements 
  • Reconnaître ses forces, mais aussi ses zones à développer 

 1) Première compétence devenue incontournable : le numérique  

Aujourd’hui, le numérique est présent dans presque tous les milieux de travail. Même les emplois qui ne sont pas « de bureau » demandent souvent d’utiliser des outils numériques. L’exposition, la pratique et la confiance sont les clés du développement des compétences numériques. Il n’est pas nécessaire de devenir expert, mais il est important de développer une certaine aisance. On peut penser aux tâches telles que :  

  • Utiliser efficacement un logiciel utile et nécessaire au travail 
  • Envoyer des documents et des fichiers par courriel 
  • Participer à une réunion en visioconférence 
  • Remplir un formulaire en ligne 
  • Connaître et respecter les principes de base de la sécurité numérique 
  • Savoir comment chercher des sources fiables d’information en ligne 

2) Collaboration et communication : l’expérience ne remplace pas toujours l’ajustement 

La collaboration et la communication font partie des compétences essentielles identifiées dans le Référentiel québécois des compétences du futur, sans grande surprise. Ce n’est pas nouveau, mais il y a quand même des ajustements dans les modes de communication et dans les façons de collaborer.  

Savoir communiquer et collaborer, c’est aussi savoir : 

  • Écouter des points de vue différents 
  • Transmettre son expérience sans imposer sa façon de faire 
  • Accepter que certaines pratiques changent 
  • Poser des questions avant d’émettre un jugement ou de prendre position 
  • Clarifier ses attentes 
  • Collaborer avec des collègues plus jeunes, plus récents ou issus d’autres parcours 

3) L’adaptabilité : être solide sans rester figé 

L’adaptabilité est souvent mal comprise. Être adaptable, c’est être capable de composer avec le changement sans perdre complètement ses repères. C’est savoir ajuster ses méthodes, apprendre un nouvel outil, tester une nouvelle façon de faire ou reconnaître qu’une ancienne pratique n’est peut-être plus la meilleure dans le contexte actuel. 

Pour un travailleur ou une travailleuse d’expérience, l’adaptabilité peut devenir un avantage important. L’expérience permet souvent de relativiser, de garder son calme et de voir venir les problèmes. L’adaptabilité vient la compléter en ajoutant de la flexibilité, une capacité à voir les choses autrement et une volonté de rester ouvert à revoir ses pratiques. Ça permet à l’expérience de rester vivante, actuelle et utile. 

4 et 5) L’autonomie et la résolution de problèmes : des forces chez les travailleurs d’expérience 

Les travailleurs expérimentés ont souvent appris à résoudre des problèmes complexes, à composer avec différents types de collègues, à gérer des imprévus, à transmettre des connaissances et à garder le cap dans des périodes de changement. Ces forces doivent être mises de l’avant et peuvent évoluer encore plus. L’autonomie peut augmenter quand on sait où chercher l’information, demander du soutien au bon moment et s’adapter aux méthodes de l’équipe. Elle se bonifie aussi en restant ouvert à de nouvelles façons de collaborer, à de nouveaux outils et à des contextes de travail différents.  

La résolution de problèmes, elle, s’affine en combinant l’expérience acquise avec de nouvelles approches. C’est souvent cette capacité à faire des liens entre le passé et le présent qui rend les travailleurs d’expérience particulièrement précieux dans un milieu de travail et qui les inscrit dans leur rôle de mémoire organisationnelle. 

6) Le développement professionnel pour conserver le plaisir et le pouvoir d’agir au travail 

L’ouverture à l’apprentissage continu est un des leviers de la satisfaction au travail et du maintien en emploi. Le développement professionnel permet de rester à l’aise dans son rôle, de mieux comprendre les attentes qui changent et de conserver un sentiment de compétence. Il peut prendre plusieurs formes en dehors de la formation classique : codéveloppement, pratique réflexive, ateliers ponctuels, questions à un collègue, coaching, lectures, etc.  

Tout en considérant cela, il est normal d’être fatigué par moments. Au fil du temps, on a dû s’adapter souvent à tout un lot de changements : nouveaux outils, réorganisations, nouvelles méthodes, priorités qui évoluent. Tous ces changements sont coûteux cognitivement et provoquent souvent des pertes de repères temporaires.  Il se peut qu’on en ait assez de se réinventer. On peut avoir envie de pouvoir se reposer sur nos acquis, d’exécuter certaines tâches sur le pilote automatique. Il est légitime de ressentir une certaine saturation. Il faut alors se questionner sur son niveau d’engagement au travail.  

Point de vigilance:  dégagement vs désengagement

En fin de carrière, il peut être normal de vouloir se dégager de certaines exigences : moins de pression, moins de responsabilités, un rythme plus réaliste ou une meilleure conciliation avec sa vie personnelle. Ça ne signifie pas nécessairement qu’on se désengage. Une personne peut vouloir alléger sa charge tout en restant impliquée, fiable et ouverte à apprendre. La nuance est importante : se dégager, c’est ajuster sa place au travail. Se désengager, c’est perdre le lien avec son rôle, son équipe ou son envie de contribuer. Le désengagement peut s’observer dans les rigidités, le refus d’apprendre quelque chose ou de se conformer, la fermeture aux nouvelles idées et le cynisme. Il y a donc des chances que l’employeur pense que l’on ne veut plus vraiment contribuer et qu’il cherche moins à nous inclure dans les nouveaux projets. Les relations avec les collègues peuvent devenir tendues, le climat peut se détériorer et des conflits peuvent survenir.

 

Des questions pour réfléchir à son engagement

Est-ce que je veux encore m’investir dans cette entreprise? Dans ma carrière?
Est-ce que je cherche la progression, la stabilisation, ou le ralentissement? 
Y a-t-il des éléments desquels je veux me dégager? Lesquels? Est-ce réaliste? Quelles sont les solutions possibles?
Qu’est-ce qui pourrait m’aider à rester bien dans mon travail?
De quel soutien ai-je besoin pour continuer à contribuer à ma façon? 
Y a-t-il des aspects spécifiques dans lesquels je veux maintenir ou pousser mon expertise?   

Que faire si l’on souhaite se dégager progressivement? Dans ce cas, on gagne à en discuter ouvertement avec l’employeur, puis éventuellement, avec les collègues. Clarifier sa position favorise des échanges honnêtes, gère les attentes et aide à planifier la suite des choses.

Développer les compétences du futur pour prolonger sa carrière à sa façon 

Les compétences du futur peuvent aider à ouvrir des portes. Elles permettent de mieux s’adapter aux attentes des employeurs, de mieux communiquer ses forces et de demeurer actif dans un marché du travail qui change rapidement. Nourrir ces compétences peut contribuer à l’épanouissement professionnel, en retrouvant de la curiosité, en sortant des sentiers battus et en sentant que l’on continue d’évoluer. Continuer d’apprendre après plusieurs années d’expérience permet donc de rester engagé, pertinent, utile et fier de ce qu’on apporte encore. 

 

Note IA : Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé comme soutien à la rédaction de cet article. Les idées, la révision finale et la validation du contenu ont été assurées par notre équipe. 

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    Dominique Jodry-Lapointe, c.o.

    Conseillère en emploi et aux entreprises, GIT Services-conseils en emploi

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2022-10-19_GIT_013-200x200-1

Dominique Jodry-Lapointe, c.o.

Conseillère en emploi et aux entreprises, GIT Services-conseils en emploi

Conseillère d’orientation, elle allie expertise en développement professionnel et solide expérience en administration et soutien aux ressources humaines. Au sein de GIT Services‑conseils en emploi, elle accompagne une clientèle adulte variée, tout en contribuant comme experte de contenu pour Expérience en Action. Elle intervient en accompagnement individuel, ainsi qu’en animation de webinaires, conférences et ateliers sur la recherche d’emploi. Sensible aux réalités des travailleurs expérimentés et des personnes retraitées, elle comprend leurs enjeux et les guide avec efficacité et bienveillance dans leur projets professionnels. Polyvalente et engagée, madame Jodry‑Lapointe se démarque par une approche créative, personnalisée et résolument humaine.